"etat"
Les fonctionnaires vont devoir cotiser plus pour les retraites
Le gouvernement s’apprête à relever le taux de cotisation des fonctionnaires dans le cadre de sa réforme des retraites . Le relèvement de cette taxe salariale -actuellement de 7,85% contre 10,55% dans le privé -rapporterait 3 milliards d’euros à l’ Etat .
Le Conseil d’orientation des retraites (COR), -qui rassemble syndicats, patronat et experts, parlementaires et représentants de l’ Etat -a estimé que le relèvement d’un point de cotisation retraite des fonctionnaires rapporterait 720 millions d’euros. Récemment, Georges Tron, secrétaire d’Etat à la Fonction publique, s’était demandé s’il était «équitable, normal, que pour avoir une retraite qui est à peu près d’un montant équivalent, on paye trois points de plus dans le privé que dans le public». La fonction publique, qui emploie 5,2 millions d’agents, comptait 3,173 millions de pensionnés (pensions directes ou pensions de réversion), selon les derniers chiffres officiels publiés qui concernent l’année 2008. Entre 1990 et 2008, la part du budget général que l’Etat affecte chaque année aux pensions des fonctionnaires d’Etat est passée de 9,3% des dépenses du budget général à 14,6%. Elle représente 34 milliards d’euros en 2010, selon le
Premiers partis ouvriers : naissance de la CGT
1889 verra la constitution du premier parti ouvrier, le POF (Parti Ouvrier Français). Ce parti est en fait la réunion d’une kyrielle de chapelles et de sectes se réclamant du socialisme, dans une approche très générique, et peu enclines à faire des concessions.
Dans le même temps, les chambres syndicales se fédèrent. Pour le courant guesdiste, le syndicat n’est qu’un instrument du parti dont l’objectif est de contribuer à la prise de pouvoir politique, par la révolution. Mais toutes les chapelles ont leurs propres approches du rôle du syndicat et du partage des rôles entre syndicat et parti.
Parallèlement, à la fédération des chambres syndicales, sous dominance guesdiste, se mettent en place les bourses du travail. La première a été créée à Paris en 1887. Des municipalités socialistes mettent des
Naissance du syndicalisme
De 1791 à 1864, toute forme de coalition est interdite . L’interdiction du syndicalisme n’empêchera pas pour autant l’expression des revendications ouvrières.
Les coalitions, dans l’ancien régime, regroupaient plutôt des métiers. Il s’agissait, en fait, de groupements d’artisans, de compagnons, réunis dans des sociétés semi-secrètes, parfois qualifiées de sectes (au sens sectaire ).
Ces groupements ont peu de rapports avec les ouvriers d’usines, peu qualifiés, peu instruits, venus des campagnes pour vendre leur force de travail contre un salaire de subsistance. Contrairement à ces derniers, les artisans et les compagnons disposent d’une certaine indépendance qui fait aussi leur force. En leur interdisant de se regrouper, la loi Le Chapelier souhaite éviter des ententes sur les prix. Pour les libéraux, ces ententes seraient contraires au
Emergence du droit collectif
C’est en 1762, que va naître la notion de droit collectif avec la parution d’un ouvrage majeur qui marquera notre culture politique : « le contrat social » de Jean-Jacques Rousseau.
Pour Rousseau, puisque c’est la société qui corrompt l’homme, il convient de penser une société nouvelle, idéale, qui garantirait à l’homme la liberté. Pour cela il imagine un contrat social.
Livre 1 Chapitre IV : du pacte social : « Chacun de nous met en commun sa


