"militants"
Autres organisations syndicales
Le syndicalisme en France a montré son extraordinaire propension à la scission. Le soutien de la CFDT à la réforme des PTT aura conduit à la création du premier syndicat SUD , suivi d’une kyrielle d’autres, échelonnés dans le temps, dans le secteur public ou les milieux « protégés ».
Ces syndicats se regroupent aujourd’hui dans l’ Union Syndicale Solidaire. Ils portent un discours radical très contestataire, débordant sur la gauche la CGT et la freinant de fait dans son évolution.
L’éclatement de la FEN donnera deux nouvelles organisations :
L’ UNSA qui regroupe plusieurs syndicats autonomes, dans différents secteurs publics ou privés. Cette organisation reste surtout implantée chez les fonctionnaires et se déclare clairement réformiste.
La FSU, qui de son côté a décidé à son dernier congrès d’élargir son champ au secteur privé. Ses affinités avec le Parti Communiste pourraient lui permettre
CFDT
La CFDT fut sans doute l’ organisation syndicale qui prit la première le virage, sans ménagement pour ses militants .
Après avoir accompagné l’ élargissement du PS, aidant Michel Rocard à y développer les idées d’une deuxième gauche, cette organisation « a acquis assez rapidement la conviction que la crise économique ouverte en 1973 était là pour longtemps et qu’elle surévaluait la solution politique ». Cela conduisit la CFDT, dès 1978, à la suite de la rupture du programme commun de la gauche et de son échec aux élections législatives, à réorienter son action. On parla en externe de recentrage et en interne de resyndicalisation.
Pour J-M Pernot : « La CFDT décida alors de promouvoir une voie nouvelle,
FO
L’ organisation FO ( Force Ouvrière ) s’est construite et fédérée sur l’anticommunisme, regroupant des militants d’idéologies diverses, allant des anarcho-syndicalistes et des diverses mouvances trotskistes à la droite la plus traditionnelle, en passant par un centre très socialisant.
Avec la chute du communisme ce ciment ne pouvait suffire, provocant une crise d’identité dans l’organisation. Les trente glorieuses lui avaient permis d’accéder à la position d’interlocuteur privilégié, pratiquant la politique contractuelle dans un cadre ou il y avait de la matière à partager. Le nouveau contexte change la donne quand il s’agit davantage aujourd’hui de se situer sur une logique défensive en négociant des réformes structurelles.
Pour Jean-Marie Pernot : «…les problèmes d’identité n’ont été
Premiers partis ouvriers : naissance de la CGT
1889 verra la constitution du premier parti ouvrier, le POF (Parti Ouvrier Français). Ce parti est en fait la réunion d’une kyrielle de chapelles et de sectes se réclamant du socialisme, dans une approche très générique, et peu enclines à faire des concessions.
Dans le même temps, les chambres syndicales se fédèrent. Pour le courant guesdiste, le syndicat n’est qu’un instrument du parti dont l’objectif est de contribuer à la prise de pouvoir politique, par la révolution. Mais toutes les chapelles ont leurs propres approches du rôle du syndicat et du partage des rôles entre syndicat et parti.
Parallèlement, à la fédération des chambres syndicales, sous dominance guesdiste, se mettent en place les bourses du travail. La première a été créée à Paris en 1887. Des municipalités socialistes mettent des


